Comme la presqu’île qui l’a vu grandir en lui offrant ses valeurs identitaires, Gwennyn s’avance. Forte de sa Bretagne charnelle, elle en tire les essences
constructives et l’interprète telle qu’elle la ressent. Vivante. Ouverte au large. Un pays grand de sa culture, qui a enfin compris l’importance de s’adapter et
s’investir pleinement dans ce monde en mutation.
Le breton, elle le chante comme elle le vit. Le français et l’anglais aussi. La musique traditionnelle, ses veines lui en transportent l’essence de filiation majeure qui la voit vibrer à chaque note. A chaque pas. Qu’il danse ou se dirige vers le succès d’une démarche fidèle et justement moderne.
Bien guidée en ce sens par Alan Stivell qui l’invite à participer
en duo à son 20e album « Back to Breizh » à la
naissance du 21e siècle, elle en retire une volonté
décuplée de poser aussi sa pierre à l’édifice
immense d’une chanson universelle made in Breizh. Elle écrit
sur des thèmes souvent forts la plupart des textes de
son premier disque « En tu all » (Coop Breizh )
qui obtient le prix « Produit en Bretagne (Jeune artiste)
2007» Remarquée tant par les médias que
par un
public de plus en plus séduit par cette nouvelle voix
celte, Gwennyn écume alors les plus grandes scènes.
Des Vieilles Charrues (Carhaix) aux Tombées de la
Nuit (Rennes), elle passe aussi par les Festivals : l’ Interceltique
de Lorient, le Cornouaille de Quimper, Kann al loar à Landerneau,
les Chants de Marin de Paimpol, la Saint Loup de Guingamp jusqu’à l’ Ilophone
d’Ouessant. Sans compter les nombreuses salles qui l’accueillent à travers
la région.
Distinguée par le choix du public au Concours interceltique
Nos Ur d’ Inverness (Ecosse) en 2008 avec sa chanson « Bugale
Belfast », la jeune artiste obtient sa
sélection pour la finale européenne des chants
en langue minoritaire de Lulea (Suède) où elle
décroche la seconde place. Le deuxième album
déjà bien avancé
à ce moment là, n’en prend que plus de
volume dans sa création.
Portée par la direction musicale et artistique sur
mesure du guitariste compositeur Patrice Marzin, Gwennyn atteint
sa plénitude dans la réalisation de « Mammenn » (
Keltia Musique 2009) dont elle signe les onze titres avec Patrice
Marzin.
L’équipe de base éminente qui l’entoure
(Philippe Turbin aux claviers et accordéon, Patrick
Boileau à la
batterie, Stéphane Rama à la basse et Pierre
Bloch au violon) en cautionne la qualité, y compris
sur scène. Un vent d’ouest rassurant colporte
dès lors sa créativité avec des arguments
solides. Ils sont portés par celle qui devient l’une
des ambassadrices essentielles de la chanson bretonne d’aujourd’hui.

